Genève, juillet 2025. Le Sénégal affirme de plus en plus son leadership sur les questions numériques à l’échelle mondiale. À l’occasion du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, a représenté le pays avec une diplomatie active et des ambitions claires.
Mandaté par le président Bassirou Diomaye Faye, le ministre a participé aux travaux marquant les 20 ans de la mise en œuvre des lignes d’action du SMSI, en amont de la prochaine Assemblée générale des Nations Unies prévue en décembre 2025.
Au-delà de son intervention officielle, Alioune Sall a multiplié les échanges bilatéraux avec des homologues venus d’Estonie, de Singapour, du Qatar, d’Afrique du Sud, du Royaume-Uni, de Malaisie et du Gabon, mais également avec des acteurs majeurs de l’industrie technologique mondiale. L’objectif est clair : accélérer la transformation numérique du Sénégal dans le cadre du New Deal Technologique, tout en l’inscrivant dans une logique de coopération internationale.
Des partenariats stratégiques
Les rencontres menées ont permis de poser les bases de plusieurs partenariats concrets. Avec Singapour et l’Estonie, deux pays pionniers en matière de digitalisation de l’administration publique, les discussions ont porté sur l’adaptation de plateformes telles que X-Road, GovStack ou MyGovUC au contexte sénégalais. Ces outils pourraient transformer l’accès aux services publics au Sénégal, en facilitant les démarches administratives via des solutions sécurisées et interopérables.
Avec l’Afrique du Sud, les échanges se sont concentrés sur l’inclusion numérique et l’innovation financière, notamment autour de modèles comme M-PESA, qui a permis à des millions d’Africains de bénéficier de services financiers via leur téléphone mobile.
Les discussions avec le Qatar ont quant à elles ciblé les infrastructures stratégiques : déploiement de la 5G, développement de data centers, cloud souverain et renforcement du réseau fibre optique.
Le ministre a également échangé avec des institutions comme Internet Society sur les enjeux de cybersécurité et de gouvernance d’internet, tandis que des discussions avec le Royaume-Uni ont porté sur le transfert de compétences, la formation et le soutien à l’innovation locale.
Un engagement continental renforcé
Sur le plan continental, une convergence de vues s’est dessinée avec le Gabon, notamment autour de la relance de l’Institut Africain d’Informatique (IAI), et de la formation des jeunes Africains aux métiers du numérique. Une initiative saluée comme essentielle pour bâtir une souveraineté technologique durable sur le continent.
Le Sénégal a également réitéré son engagement fort auprès de l’Union internationale des télécommunications (UIT), représentée par sa Secrétaire Générale, Mme Doreen Bogdan-Martin.
Une ambition assumée
Cette présence active sur la scène internationale illustre la volonté du Sénégal de se positionner comme un hub numérique africain, tourné vers l’innovation, la souveraineté technologique et la coopération globale. Le New Deal Technologique, jusqu’ici perçu comme une priorité nationale, entre désormais dans une phase d’expansion internationale.
À travers cette stratégie, le pays démontre que son avenir numérique se construit dans l’ouverture, l’anticipation et l’audace.
Source : toutinfo.net
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