Maroc : sécheresse prolongée et enjeux économiques majeurs

Le Maroc traverse une crise hydrique sans précédent, exacerbée par des sécheresses prolongées, une pression démographique croissante et une urbanisation rapide. Cette situation met à l’épreuve les équilibres sociaux, agricoles et territoriaux du Royaume.

 

Une crise hydrique structurelle

La période 2024-2025 marque la septième année consécutive de sécheresse au Maroc, entraînant une diminution alarmante des ressources en eau disponibles. Les niveaux de remplissage des barrages restent faibles, et les nappes phréatiques sont surexploitées.

 

Impacts sur l’agriculture et l’économie

Le stress hydrique affecte gravement l’agriculture, secteur clé de l’économie marocaine. La production de cultures sensibles à l’eau, comme les tomates, nécessite des volumes d’eau considérables, exacerbant la situation dans des régions déjà touchées par la sécheresse.

 

Réponses institutionnelles et projets en cours

Face à cette crise, le Maroc a mis en place plusieurs initiatives pour sécuriser son approvisionnement en eau. L’Office National de l’Électricité et de l’Eau potable (ONEE) a lancé des projets d’adduction d’eau potable, notamment à Agadir, pour renforcer la résilience des infrastructures hydriques.

 

Perspectives économiques et défis à venir

Malgré les efforts déployés, le Maroc doit faire face à des défis économiques internes, notamment la gestion de la rareté de l’eau, qui affecte la croissance économique et la stabilité sociale. La crise hydrique pourrait entraîner des pertes de PIB réel et du PIB agricole, selon des simulations de la Banque mondiale.

 

Source : Comment le Maroc mène la bataille contre le stress hydrique

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