COMESA : Une envolée historique des investissements étrangers en Afrique orientale et australe

Selon un rapport publié le 4 décembre 2025 par CNUCED, la zone du COMESA (21 pays d’Afrique orientale et australe) a attiré en 2024 un record de 65 milliards de dollars d’investissements directs étrangers (IDE) soit une hausse spectaculaire de 154 % par rapport à 2023.

Cette performance contraste avec la tendance mondiale : les flux globaux d’IDE ont, eux, reculé de 11 % la même année.

Ce qui a porté la hausse

  • La forte augmentation s’explique en grande partie par un mégaprojet urbain en Égypte, le projet Ras El‑Hekma, qui a absorbé une part importante des capitaux.
  • Mais même en excluant ce projet, les IDE vers la région COMESA auraient quand même progressé d’environ 16 %, signe d’une vraie confiance des investisseurs dans l’ensemble du bloc.

Vers quels secteurs va l’argent ?

  • Les financements liés à des projets d’infrastructures construction, réseaux électriques, énergie ou grands chantiers ont explosé. Le financement international de projets (IPF) dans la région a atteint 79 milliards de dollars en 2024.
  • Les investissements dits “greenfield” (création de nouvelles entreprises ou activités) sont restés très solides, avec 77 milliards de dollars annoncés, ce qui place le COMESA comme l’un des principaux moteurs d’industrialisation en Afrique. Des déséquilibres à surveiller
  • Le rapport pointe un problème d’inégalité : seulement cinq pays Égypte, Éthiopie, Ouganda, République démocratique du Congo et Kenya ont capté 90 % des investissements.
  • L’intégration intra-régionale reste faible : parmi les projets greenfield, seuls 3 % en volume (et 6 % en valeur) proviennent de pays du COMESA eux-mêmes ce qui limite l’impact sur la coopération économique régionale.

 

Source : unctad.org

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