À l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) appelle à renforcer la coopération internationale autour de l’intelligence artificielle, de l’investissement et du développement.
L’organisation alerte notamment sur le risque que la croissance rapide des investissements dans l’IA profite principalement à un nombre limité de pays et accentue les écarts entre économies.
Des investissements concentrés dans quelques pays
L’essor de l’IA transforme progressivement les flux d’investissement mondiaux. Les capitaux se dirigent notamment vers les infrastructures numériques, les centres de données, les semi-conducteurs et les technologies stratégiques.
Selon la CNUCED, cette dynamique reste fortement concentrée. Les économies en développement rencontrent encore des difficultés à attirer une part importante de ces investissements, notamment en raison des écarts en matière d’infrastructures numériques, de compétences et de cadres réglementaires.
Cette concentration pourrait limiter la capacité de nombreux pays à profiter des nouvelles opportunités économiques liées à l’IA.
L’Afrique face à un enjeu majeur
Pour les pays africains, l’enjeu est notamment de renforcer les conditions permettant d’attirer des investissements dans les technologies numériques.
La CNUCED souligne l’importance des infrastructures, de la formation, de l’innovation et de politiques publiques adaptées. Elle estime également que les investissements dans l’économie numérique doivent produire des retombées durables en matière d’emplois, de compétences et de développement économique.
L’organisation rappelle par ailleurs que les investissements numériques progressent, tout en restant concentrés dans un nombre limité de pays. En 2024, les IDE dans l’économie numérique ont augmenté de 14 %, tandis que dix pays représentaient 80 % des nouveaux projets numériques.
Vers une coopération internationale renforcée
Face à ces évolutions, la CNUCED appelle à une action coordonnée autour de plusieurs priorités : améliorer la gouvernance des données et de l’IA, développer les infrastructures numériques, renforcer les compétences et soutenir les écosystèmes d’innovation.
L’organisation insiste également sur l’importance de faciliter les investissements dans les pays en développement afin qu’ils puissent participer davantage aux nouvelles chaînes de valeur liées aux technologies numériques.
Cette question sera notamment au cœur du Forum mondial de l’investissement 2026, prévu du 25 au 27 octobre à Doha. L’un des axes du forum portera sur les infrastructures, les compétences, les normes et la coopération nécessaires pour faire de l’IA un facteur de développement plus inclusif.
Faire de l’IA un moteur de développement
Pour la CNUCED, l’enjeu dépasse donc la seule adoption de nouvelles technologies. Il s’agit de créer les conditions permettant aux économies en développement de bénéficier des investissements liés à l’IA et de renforcer leurs capacités locales.
À travers cet appel à une coopération internationale accrue, l’organisation souhaite contribuer à réduire les écarts numériques et à faire de l’intelligence artificielle un outil au service d’un développement plus large et plus équilibré.
Source : unctad.org/fr/news





