Développement rural en Afrique : dix pays renforcent leur engagement financier pour transformer l’agriculture

Dix pays africains ont annoncé une hausse de leurs contributions au Fonds international de développement agricole (FIDA), avec près de 9 millions de dollars mobilisés pour la période 2028-2030. Cette initiative vise à renforcer la sécurité alimentaire, soutenir les petits producteurs et accélérer la transformation des économies rurales du continent.

Annoncée le 25 septembre 2026 à New York, cette décision intervient dans un contexte marqué par les effets du changement climatique, les conflits et les crises énergétiques, qui fragilisent les systèmes alimentaires et les moyens de subsistance des populations rurales.

Les pays concernés sont le Burundi, l’Éthiopie, la Guinée, le Kenya, le Rwanda, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan, le Tchad et le Zimbabwe. À travers ces engagements, ils souhaitent faire du financement du développement rural une priorité et encouragent les partenaires internationaux à renforcer également leur soutien.

 

L’agriculture au cœur de la transformation économique

Pour de nombreux pays africains, le développement rural représente un enjeu majeur de croissance économique, de création d’emplois et de réduction de l’insécurité alimentaire. Les investissements dans l’agriculture peuvent contribuer à améliorer la productivité, faciliter l’accès aux marchés et renforcer les revenus des petits exploitants.

Selon le FIDA, plusieurs pays ont plus que triplé leurs engagements financiers par rapport au cycle précédent. Le Kenya a notamment annoncé une augmentation de 50 % de sa contribution.

Le président du FIDA, Alvaro Lario, souligne le rôle des investissements dans les zones rurales pour favoriser une croissance inclusive, renforcer la résilience des communautés et créer des perspectives économiques, notamment pour les jeunes.

 

Près de 9 millions de dollars pour la période 2028-2030

Les contributions annoncées s’inscrivent dans le quatorzième cycle de reconstitution des ressources du FIDA, appelé FIDA14, qui couvrira la période 2028-2030. Ce financement permettra de soutenir des projets en faveur des populations rurales, des entreprises agricoles et des systèmes alimentaires capables de mieux résister aux chocs climatiques.

Le mécanisme financier du Fonds repose sur plusieurs sources, notamment les contributions des États membres, les remboursements de prêts et les cofinancements avec des partenaires publics et privés. Selon l’institution, chaque dollar issu de ses contributions de base permet de mobiliser environ six dollars d’investissements sur le terrain.

 

Un enjeu majeur pour la jeunesse et la sécurité alimentaire

Alors que de nombreux jeunes Africains arrivent chaque année sur le marché du travail, le développement des économies rurales apparaît comme un levier pour créer des activités économiques et diversifier les opportunités professionnelles.

Au-delà de la production agricole, l’enjeu consiste également à renforcer les chaînes de valeur, améliorer la transformation des produits, faciliter leur commercialisation et développer des entreprises dans les territoires ruraux.

Pour le FIDA, ces investissements peuvent contribuer à bâtir des systèmes alimentaires plus résilients et à améliorer durablement les conditions de vie des populations. Leur impact dépendra toutefois de la mise en œuvre des projets, de l’accès effectif aux financements et de la capacité à répondre aux besoins des producteurs.

À travers ces engagements, les dix pays africains réaffirment ainsi l’importance du financement du développement rural. L’objectif est de faire de l’agriculture un moteur de croissance économique, de création d’emplois et de sécurité alimentaire pour les décennies à venir.

Source : www.ifad.org/fr

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