DASA 2026 : renforcer les passerelles entre les écosystèmes numériques africains

Le Ghana a accueilli les 16 et 17 septembre 2026 le Digital Assets Summit Africa (DASA) 2026) à Accra. L’événement a réuni plus de 1 000 acteurs du numérique, de la finance et de la régulation autour du développement des actifs numériques en Afrique.

Cette édition a également mis l’accent sur le rapprochement entre les marchés anglophones et francophones du continent.

 

Un dialogue renforcé entre pays africains

L’un des enjeux du sommet était de faciliter la circulation des idées, des innovations et des opportunités entre les différents espaces économiques africains.

Angela Akua Asante, responsable pays du Ghana et conseillère en communication stratégique chez African Media Agency, a notamment souligné l’importance d’une communication adaptée aux différents marchés.

Dans cette dynamique, AMA Ghana souhaite jouer un rôle de passerelle entre les écosystèmes technologiques anglophones et les marchés francophones. Des collaborations ont notamment permis de diffuser les travaux du sommet auprès de réseaux au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Togo.

 

Le Ghana avance sur la réglementation

Le cadre réglementaire des actifs numériques figurait également parmi les principaux sujets du DASA 2026.

La Banque du Ghana a présenté les orientations liées à la loi n°1154 sur les prestataires de services d’actifs virtuels. Ces règles portent notamment sur l’autorisation des acteurs, la protection des consommateurs et la sécurisation des fonds.

Le sommet a ainsi permis de réunir régulateurs, entreprises et investisseurs autour des conditions nécessaires au développement d’un secteur numérique structuré et sécurisé.

 

Les stablecoins et le commerce régional

Les échanges ont également porté sur l’utilisation des stablecoins dans les paiements transfrontaliers.

Ces solutions pourraient faciliter certaines transactions entre entreprises africaines en réduisant les contraintes liées aux conversions monétaires. Le sujet s’inscrit dans les réflexions plus larges autour de l’intégration économique africaine et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Pour les économies ouest-africaines, ces évolutions soulèvent également des questions importantes sur la réglementation et la coordination entre les différents systèmes financiers.

 

L’innovation africaine au rendez-vous

Le DASA 2026 a aussi accordé une place importante aux startups. Plusieurs jeunes entreprises ont participé au hackathon WeWire HackHive 2.0, tandis que la compétition Startup World Cup a permis de mettre en avant des solutions technologiques développées sur le continent.

Crednce a notamment remporté la qualification régionale de la Startup World Cup et poursuivra son parcours lors de la finale mondiale à San Francisco.

 

Une ouverture vers l’Afrique francophone

Avec cette édition, le Ghana affirme sa volonté de renforcer les échanges avec les acteurs francophones du continent.

Pour les entrepreneurs, investisseurs et professionnels du numérique au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Togo ou au Bénin, cette ouverture peut favoriser de nouvelles collaborations avec les marchés anglophones.

Le DASA 2026 illustre ainsi une tendance plus large : les enjeux liés aux actifs numériques deviennent aussi des sujets de coopération, d’innovation et d’intégration économique à l’échelle africaine.

 

Source : africanmediaagency.com

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