Le Sénégal vient de franchir une étape majeure sur la scène internationale numérique. Lors de la Conférence mondiale de développement des télécommunications (CMDT‑25), tenue à Bakou, la candidature sénégalaise portée par Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) a été retenue. À cette occasion, Malick Ndiaye a été élu Vice-Président du Groupe d’étude 1 (Study Group 1, SG1) du Union internationale des télécommunications Secteur Développement (UIT-D). C’est la première fois que le Sénégal accède à un tel rang au sein de l’organisation.
Qui est Malick Ndiaye ?
Malick Ndiaye est un acteur de longue date dans le domaine des télécommunications au Sénégal. Diplômé en informatique, robotique et intelligence artificielle à l’IMERIR (Perpignan), il s’est ensuite spécialisé en régulation des télécoms et des TIC, mêlant ingénierie, droit et expertise stratégique.
Au sein de l’ARTP, il s’est imposé comme une figure de proue capable d’anticiper les enjeux du numérique : l’essor de l’Internet, les services OTT, la régulation des marchés, la cybersécurité, ou encore les services financiers numériques.
Pourquoi cette élection est importante pour le Sénégal et l’Afrique
L’élection de Malick Ndiaye à la vice-présidence du SG1 de l’UIT-D revêt plusieurs significations :
- Le SG1 de l’UIT-D est l’un des organes stratégiques qui déterminent les orientations mondiales pour le développement numérique accès à la large bande, connectivité, inclusion, politique TIC, cybersécurité, etc.
- Grâce à cette position, le Sénégal et plus largement l’Afrique pourra davantage influencer les décisions mondiales en matière de régulation, d’accès numérique, et de réduction de la fracture numérique.
- C’est un signal fort que le continent compte pour définir ses propres normes et standards, avec des voix africaines aux premières loges.
Ce que cela représente pour l’avenir du numérique au Sénégal
L’élection de Ndiaye arrive à un moment charnière pour le Sénégal, qui a récemment lancé son programme national de transformation numérique, le New Deal Technologique. Ce plan vise à moderniser les services publics, accélérer la digitalisation, promouvoir l’économie numérique et faire du Sénégal un hub technologique ambitieux en Afrique.
Avec Ndiaye à la vice-présidence du SG1, le Sénégal pourra faire remonter ses priorités accès universel au numérique, inclusion, souveraineté des données, infrastructures dans le débat international. Cela pourrait également valoriser les politiques nationales, attirer des partenariats et des investissements, et stimuler l’innovation et l’accès pour tous.
Ce qu’en disent les médias
- Plusieurs médias saluent l’élection comme une “première historique” pour le Sénégal et une “victoire” pour le continent africain en matière de gouvernance numérique.
- On y voit le symbole d’un Sénégal qui ne se contente plus de suivre les politiques numériques mondiales, mais qui aspire à les façonner.
La nomination de Malick Ndiaye comme Vice-Président du SG1 de l’UIT-D marque une reconnaissance internationale de la montée en puissance du Sénégal dans le domaine des technologies et des télécoms. C’est une opportunité historique pour le pays et pour l’Afrique de peser dans les choix structurants du numérique mondial. Si cette dynamique est bien accompagnée, cela peut accélérer la transformation digitale à l’échelle nationale, améliorer l’accès, renforcer la souveraineté numérique et favoriser l’innovation.
Source : afriqueitnews.com
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