L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a lancé une mise en garde sur l’évolution de l’économie mondiale : un ralentissement progressif de la croissance est attendu en 2025 et 2026. Malgré une conjoncture marquée par la résilience de certains marchés, les tensions géopolitiques persistantes, la pression sur les prix et le durcissement des politiques monétaires commencent à peser sur les perspectives économiques globales.
Des prévisions en repli
Selon l’OCDE, la croissance mondiale devrait s’établir à 2,9 % en 2025 et 3 % en 2026, contre 3,1 % estimés pour 2024. Ce léger repli résulterait d’un ralentissement prévu dans plusieurs grandes économies, notamment aux États-Unis et en Chine, ainsi que dans la zone euro, où la reprise demeure fragile.
États-Unis
Après un rebond vigoureux, l’économie américaine devrait ralentir, affectée par la hausse des taux d’intérêt et un marché de l’emploi qui commence à se stabiliser.
Chine
En Chine, la croissance reste freinée par la faiblesse du secteur immobilier et une consommation intérieure encore hésitante, malgré les efforts du gouvernement pour relancer l’activité.
Zone euro
L’Europe continue de faire face à une demande modérée et à des coûts énergétiques élevés. Les perspectives restent modestes, avec une croissance timide qui peine à retrouver son rythme d’avant-crise.
Un climat incertain pour les pays émergents
Les économies en développement, notamment en Afrique, devront redoubler d’efforts pour maintenir leur dynamique. L’OCDE souligne que l’endettement élevé, combiné à un accès plus difficile aux financements internationaux, pourrait freiner l’investissement productif.
Cependant, des opportunités demeurent, notamment grâce à l’intégration régionale, aux investissements dans les infrastructures et à l’essor de secteurs innovants comme le numérique ou l’énergie verte.
Des recommandations pour amortir le choc
L’OCDE appelle à :
- Une coordination accrue des politiques économiques pour éviter des divergences majeures.
- Des investissements ciblés dans l’innovation, l’éducation et la transition énergétique.
- Un soutien social renforcé, en particulier dans les pays les plus vulnérables, pour limiter les effets des pressions inflationnistes.
Malgré les signaux d’alerte, l’organisation estime qu’une croissance modérée reste possible à condition d’adopter des mesures adaptées, résilientes et inclusives. Pour les pays africains, la période actuelle représente à la fois un défi et une opportunité pour réorienter leurs économies vers des modèles durables et autonomes.
Source : lesoleil.sn
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