Dix pays africains ont annoncé une augmentation de leur contribution au Fonds international de développement agricole (FIDA), appelant également les partenaires internationaux à renforcer leurs investissements en faveur des zones rurales.
Le Burundi, l’Éthiopie, la Guinée, le Kenya, le Rwanda, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan, le Tchad et le Zimbabwe ont annoncé ensemble des contributions de près de 9 millions de dollars au titre du FIDA14, qui couvrira la période 2028-2030. Plusieurs de ces pays ont fortement augmenté leurs engagements par rapport au cycle précédent.
L’agriculture au cœur des enjeux économiques
Ces nouveaux engagements interviennent dans un contexte marqué par les effets des changements climatiques, les conflits et les crises énergétiques qui fragilisent les petits producteurs et les systèmes alimentaires.
Pour le FIDA, l’investissement dans les économies rurales dépasse ainsi la seule question de la sécurité alimentaire. Il constitue également un moyen de soutenir la création d’emplois, les revenus des populations rurales et l’adaptation aux changements climatiques.
Le poids de la jeunesse africaine renforce cette question. Avec un nombre croissant de jeunes arrivant sur le marché du travail, le développement des économies rurales pourrait jouer un rôle important dans les trajectoires économiques du continent.
Un financement destiné aux populations rurales
Le FIDA indique consacrer près de 60 % de son portefeuille d’investissement à l’Afrique. Son intervention se concentre notamment sur les petits producteurs, les entreprises rurales et les acteurs situés au « premier kilomètre » des systèmes alimentaires.
Son modèle financier combine les contributions des États membres avec des prêts, des fonds supplémentaires et différents mécanismes de cofinancement. Selon le Fonds, un dollar de contribution de base permet de mobiliser environ six dollars d’investissements sur le terrain.
Des résultats déjà mesurés
Le FIDA souligne également les résultats de certains projets financés lors de son précédent cycle de reconstitution. Les évaluations citées par l’organisation font état d’une hausse moyenne de 34 % des revenus ruraux, d’une augmentation de 35 % de la capacité de production agricole et d’une amélioration de 34 % de l’accès aux marchés.
Un appel à renforcer les investissements
À travers leurs nouveaux engagements, les dix pays africains souhaitent également encourager les autres bailleurs et partenaires du développement à accroître leur soutien au FIDA14.
Pour la période 2028-2030, les enjeux sont multiples : renforcer les systèmes agroalimentaires, soutenir les jeunes et les entreprises rurales, améliorer la résilience climatique et favoriser de nouvelles opportunités économiques dans les territoires ruraux.
Cette mobilisation place ainsi le financement du développement rural au cœur des discussions sur l’avenir des systèmes alimentaires et de la transformation économique de l’Afrique.
Source : www.ifad.org/fr





