La Banque africaine de développement (BAD) a récemment revu à la baisse ses prévisions de croissance économique pour l’Afrique en 2025, les ramenant à 3,9 %, contre une estimation précédente de 4,1 %. Cette révision reflète les incertitudes croissantes liées aux nouvelles politiques commerciales mondiales, notamment les droits de douane imposés par les États-Unis et les mesures de rétorsion adoptées par d’autres nations.
Un contexte mondial incertain
Depuis janvier 2025, le paysage économique mondial est marqué par une série de chocs, exacerbant une conjoncture déjà complexe. Les nouvelles barrières tarifaires instaurées par les États-Unis, bien que représentant seulement 5 % du commerce mondial annuel de l’Afrique, ont des répercussions indirectes significatives. Elles entraînent une baisse des prix des matières premières et une dépréciation des actifs financiers, affectant ainsi les économies africaines.
Des prévisions revues à la baisse
Outre la révision de la croissance pour 2025, la BAD a également abaissé ses prévisions pour 2026, les ramenant à 4,0 %, contre une estimation antérieure de 4,4 %. Cette décision est motivée par les mêmes incertitudes liées aux politiques commerciales internationales et à la volatilité des marchés.
Des disparités régionales
Malgré ce ralentissement global, certaines régions et pays africains affichent des perspectives de croissance robustes. L’Afrique de l’Est, par exemple, devrait enregistrer une croissance de 5,9 % en 2025, portée par des économies comme l’Éthiopie, le Rwanda et la Tanzanie. De même, des pays tels que le Sénégal, le Niger et le Rwanda sont projetés pour croître de plus de 7 %, grâce à des investissements dans les infrastructures et les secteurs énergétiques.
Les défis à relever
La BAD souligne que, pour maintenir une trajectoire de croissance durable, les pays africains doivent s’engager dans des réformes structurelles profondes. Cela inclut la diversification économique, la mobilisation accrue des ressources internes et l’amélioration de la gouvernance. La maîtrise de la dette publique et la résilience face aux chocs externes sont également essentielles pour renforcer la stabilité économique du continent.
En conclusion, bien que l’Afrique fasse face à des défis économiques importants en raison des tensions commerciales mondiales, des opportunités subsistent. Avec des politiques appropriées et des réformes ciblées, le continent peut naviguer dans cette période d’incertitude et continuer à progresser vers une croissance inclusive et durable.
Source : afdb.org
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