ONU Femmes au Sénégal a lancé un projet d’autonomisation économique des femmes pour combattre les violences basées sur le genre. Ce programme vise à donner aux femmes les moyens de gagner un revenu stable, tout en renforçant leur résilience face à la violence. L’initiative met particulièrement l’accent sur des activités économiques durables, notamment dans l’agriculture, l’économie verte, et des micro-entreprises.
Une approche intégrée : agriculture résiliente et inclusion financière
Selon ONU Femmes, l’autonomisation des femmes passe par un meilleur accès aux intrants agricoles, aux semences de qualité, aux équipements, ainsi qu’à des financements adaptés.
Le projet inclut aussi des formations techniques et l’accès à des plateformes numériques et financières, afin de permettre aux femmes de transformer leurs activités en sources de revenus durables.
Une stratégie pour réduire les violences
ONU Femmes défend l’idée que l’autonomisation économique est un levier essentiel pour réduire les violences faites aux femmes : plus les femmes sont financièrement indépendantes, moins elles sont vulnérables à certaines formes de violence. Dans le cadre du projet, des structures locales (associations, organisations traditionnelles, ONG) seront mobilisées pour sensibiliser et accompagner les femmes dans ce double combat : économique et social.
Portée géographique et financement
Le projet d’ONU Femmes s’étend sur sept régions du Sénégal, dont Tambacounda, Ziguinchor, Kolda, Matam, Sédhiou, Dakar et Kédougou.
Il est financé par Affaires mondiales Canada, ce qui montre une coopération internationale forte pour ce programme de 7 ans.
Contexte législatif et politique
L’autonomisation des femmes est aussi soutenue politiquement : le président du Sénégal a récemment insisté sur la nécessité de finaliser un projet de loi pour renforcer l’autonomisation économique des femmes. Par ailleurs, le “Progrès de la parité” reste un défi : des articles rappellent que malgré une parité formelle, les femmes continuent de faire face à des inégalités de fait, notamment dans l’accès à la terre, au contrôle foncier et à des opportunités économiques.
Source : ONU Femmes France





