ENABEL s’engage pour structurer la filière maïs au Sénégal

Le 2 décembre 2025, une étape majeure a été franchie pour l’agriculture sénégalaise : producteurs, industriels, acteurs publics et partenaires internationaux ont signé un protocole de commercialisation pour la filière maïs.

Une filière en pleine transformation

L’objectif de cette initiative : bâtir une dynamique commerciale « juste et viable » autour du maïs local, afin de réduire la forte dépendance aux importations. Jusqu’à présent, le Sénégal importait entre 450 000 et 500 000 tonnes de maïs par an.

  • Avec le nouveau protocole, les industriels et meuniers s’engagent à acheter au moins 25 000 tonnes de maïs local pour la campagne 2025-2026.
  • Plus largement, le pays vise une production nationale atteignant 639 000 tonnes par an, une ambition rendue possible grâce à la mécanisation, la disponibilité des intrants, les aménagements hydro-agricoles et la formation des producteurs.

Le rôle d’ENABEL et des partenaires

ENABEL  l’agence belge de coopération  joue un rôle central dans ce processus. À travers son appui technique et financier, elle accompagne l’État sénégalais et les acteurs de la filière pour instaurer un cadre structuré, transparent et équitable. Selon le directeur pays d’ENABEL, la démarche montre qu’“il est possible de construire ensemble une dynamique commerciale viable autour du maïs local”.

Le protocole signé rassemble tous les maillons de la chaîne producteurs, transformateurs, distributeurs autour d’engagements clairs : volumes garantis, qualité, respect des normes, transparence et régularité des approvisionnements.

Vers la souveraineté alimentaire et l’emploi rural

Ce projet s’inscrit dans une logique de souveraineté alimentaire : en favorisant le maïs local, le Sénégal cherche à réduire ses importations coûteuses, tout en valorisant ses ressources internes.
De plus, en structurant la filière, on ouvre des opportunités d’emplois en milieu rural, d’investissements dans l’agro-industrie, de modernisation agricole, tout en encourageant la consommation locale.

Un tournant stratégique mais un défi de mise en œuvre

Cet accord marque un tournant stratégique : pour la première fois, le maïs local est pensé comme un secteur structuré, avec des engagements fermes entre producteurs et industriels.
Cependant, les défis restent nombreux : fiabilité des semences, productivité à l’hectare, régularité des approvisionnements, confiance entre acteurs, maintien des volumes engagés, et adaptation aux conditions climatiques.

Mais si la mise en œuvre suit les intentions  avec l’appui d’ENABEL, de l’État, et des acteurs privés ce projet peut constituer un véritable modèle de souveraineté alimentaire et d’agro-industrie durable au Sénégal.

 

Source : www.dakaractu.com

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